Raffaello Sanzio da Urbino (1487-1520), mieux connu sous le nom de Raphaël, est l’un des enfants prodig es de la Renaissance italienne.

Peintre et architecte, il incarne parfaitement les valeurs humanistes de son époque. Son œuvre est considérable; en seulement 37 ans, il a laissé derrière lui un nombre impressionnant de chefs d’œuvre.

Surtout connu pour ses Madones et ses fresques des Stanze du Vatican, Raphaël, aidé de son imposant atelier, est également l’auteur de nombreux portraits et peintures religieuses et mythologiques qui ont marqué l’histoire de l’art.

Alors que dans ses œuvres de jeunesse on remarque l’influence de son maître Perugino, le style de Raphaël devient clairement distinct et reconnaissable très tôt. La pureté de la ligne, la grâce de la composition et une certaine lumière caractérisent ses œuvres.

Raphaël, artiste ouvert toujours prêt à emprunter à ses prédécesseurs et contemporains les techniques qui pouvaient lui être utiles, s’approprie la technique du sfumato inventée par Leonardo da Vinci qui consiste à estomper les contours.

Quant au rendu des chairs et à la douceur de ses modèles, ils rappellent Perugino, mais Raphaël réussit à la fois à y marier le modelé des corps propre à Michel-Ange. Le résultat est stupéfiant. Alors que la majorité des peintres favorisent davantage soit le dessin ou la couleur, Raphaël, lui, a su leur conféré une importance égale dans son œuvre.

Le résultat de toutes ces appropriations et innovations est ce style unique propre au maître et toujours inégalé.

Raphaël est, avec ses compatriotes -et rivaux- Michel-Ange et Leonardo da Vinci, l’un des plus grands maîtres de la Haute Renaissance, et sans doute l’un des peintres les plus admirés de tous les temps.